Archive for the ‘Critiques bédés/mangas’ Category
Même si il est l’un, sinon le lycéen le plus doué du Japon,Yagami Raito ne se satisfait pas de sa vie monotone dans un monde qu’il décrit comme perverti par le pouvoir et l’argent. Son rêve est de devenir un grand policier et de prendre la tête de la cellules des enquêtes du Japon. Mais un événement imprévu va lui permettre de faire justice plus tôt qu’il ne le croit… Il trouve un jour une Death Note perdue volontairement par Ryuuku, une shinigami (dieu de la mort) qui s’ennuit tout autant que le lycéen et qui souhaite s’amuser. Avec ce fantastique cahier, Raito découvre un pouvoir… plutôt morbide : s’il y inscrit le nom d’une personne dont il connait le visage, celle-ci mourra d’une crise cardiaque.
C’est ainsi que le lycéen épris de justice ce transforme en Kira et tue tous les criminels qu’il peut, afin de forger un nouveau monde de justice dont il serait le Dieu. Mais Interpol n’est pas du même avis, et veut capturer le meurtrier de criminels. Devant le manque de renseignements à ce sujet, il font appel à L, un mystérieux mais très talentueux détective dont ont ne connait ni le nom ni le visage. Celui-ci fait appel à la police japonaise pour l’aider, et le chef de celle-ci étant le père de Raito, celui-ci obtient le droit de participer à l’enquête. Mais le détective de génie se doute très vite que Raito n’est autre que Kira, et celui-ci cherche à tout pris le véritable nom de L pour le supprimer. S’engage alors un bras de fer entre les deux surdoués….
Même si c’est un shonen, ce manga ne souffre pas des défauts majeurs de ce genre de manga, et ce grâce à une psychologie des personnages développée avec brio. Toute l’histoire est articulée en partie autour de cette psychologie, chacun tentant de prévoir les réactions de son adversaire pour l’amener à faire un faux-pas. On découvre iune partie d’échec psychologique que se livrent les deux « héros », jouant habilement avec les règles du « Death note », un peu à la manière d’Asimov et ses 3 règles de la robotique.
Le scénario est d’une complexité épatante et d’une originalité extraordinaire, et mélange habilement les genres. Sur fond d’histoire policière entremêlée de fantastique, la scénariste nous amène vite à nous poser la question cruciale : que ferait-on avec ce pouvoir entre les mains ? Ce manga développe donc vite une dimension philosophique, que défendent les protagonistes avec une logique implacable faisant (souvent) froid dans le dos.
Malgré tout, il reste plusieurs choses à reprocher à ce manga. Tout d’abord, la situation improbable digne d’un shonen où l’on se trouve : des lycéen beaux, forts et intelligents, une « héroïne » sexy et niaise… Ça fait un peu cliché, mais surtout l’histoire perd de sa crédibilité. De plus, il y a parfois (souvent) trop de descriptions, de textes… On sent que la scénariste a eu du mal à faire passer le message, et l’histoire s’alourdit.
Pour conclure, je dirai que ce manga au dessin beau et précis m’a séduit, mais qu’il reste un shonen…
