
En 2862, Meina Gladstone, la présidente de l’Hégémonie, doit faire face à une situation sans précédent : les extros veulent envahir le Retz, l’ensemble des planète reliées entre elles par un réseau de “téléportation” maintenu par les IA du Technocentre, alors que ceux-ci veulent faire secession pour créer leur propre Dieu, sous la forme d’une intelligence ultime. Mais la présidente doit aussi composer avec les militaires qui prônent la guerre totale, ainsi qu’avec les Chevaliers du Muir (ou Templiers), fervents écologistes aux desseins mystérieux, et enfin avec l’Eglise de l’Expiation Finale (ou Eglise Gritchtéque), qui prédit la fin monde imminente. En effet, ils affirment que le Gritche va sortir des tombeaux du temps, ensemble de monuments venus du futurs. Tous les espoirs de la présidente ne peuvent donc reposer que sur sept pélérins qu’elle a envoyés aux tombeaux du temps. Au cours de leur voyage vers ce qui pourrait être leur fin, on apprend les histoires étonnantes des pélerins…
La grande originalité du tome 1, c’est le mode de narration. Déjà, pas de héro à proprement parler, mais plutôt un ensemble de personnages plus ou moins principaux, tous avec une psychologie approfondie par l’auteur et la vie de chacun d’eux ferait elle-même le sujet d’un roman. Les aventures de ces simples humains sur les différentes planètes qu’ils ont traversés laissent à Dans Simmons lapossibilité de créer un livre-univers, à la manière de Dune mais de façon encore plus poussée du fait du nombre de monde, de couches sociales et d’histoires traversés. Autre élément interessant, la reprise de tous les “clichés” classique de la SF par l’auteur (menace extraterrestre, voyage inter-stellaire, téléportation, voyage dans le temps…) mais de manière originale. Le traditionnel combat homme/machine est bouleversé, et l’humanité devra se battre contre des IA qui n’ont pas de corps physique, et les enjeux n’en sont que plus intéressants. Enfin, et c’est vraiment le point d’orgue de cette œuvre, il y a la présence du Gritche, Dieu vaguement humanoïde et monstre robotique énigmatique qui apporte avec lui son lot d’émotions toutes plus contradictoires les unes des autres (peur, fascination, admiration…) et un cortège sans fin de questions philosophiques sur le devenir de l’homme.
Hypérion est donc sous bien des rapports un monuments de la SF, un livre à lire absolument pour les amateurs du genre et même pour tos les autres! Une écriture de qualité, un scénario époustouflant, des personnages étonnants, un suspense digne des meilleurs polar, et surtout une originalité sans bornes font de ce livre un de mes préférés à ce jour. Il y a une suite, Endymion, dont je vous parlerai dès que j’aurai pu la lire.
Tags: Coup de coeur, roman, science-fiction

Le duc Leto Atreïde a reçu de la part de l’empereur l’ordre de reprendre en main la planète Arrakis, alors fief des Harkonnen, ennemis jurés de la famille Atreïde, et seul endroit de l’empire où l’on peut trouver l’Epice, qui est necessaire pour tous les voyages spatiaux. Mais un complot ourdi par l’empereur et le duc Harkonnen met un terme au jours du duc Atreïde et oblige sa femme ainsi que son fils Paul à fuire dans les immenses contrées désertiques qui couvrent Dune (l’autre nom d’Arrakis). Ils sont receuillis par les Fremen, ces étranges et fascinants guerriers du désert, qui voient en Paul leur libérateur, celui qui trouvera l’eau et qui saura les commander. Il devient donc Muad’dib et entreprend la libération de la planète du joug des Harkonnen et de l’empereur…
